Le monde des pensées : visite 1

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  • Tiens, il est toujours là le papillon, bleu arc-en-ciel, et vous aussi, les pensées blanches.
  • Oui, tu ne nous as pas quittées. Contrairement à ce que tu pensais, tu ne t’es pas réveillé. Vous nous avez bien amusées, tous les deux. Nous vous avons joué un bon tour avec le coup des bisous. Vous avez apprécié, aussi bien l’un comme l’autre. Par contre, nous en avions prévu quatre. Qu’est-ce qu’il nous a fait le papillon ? C’était quoi ce cinquième bisou ? Faudra nous expliquer, nous aurions aimé être à ta place. Et ce chêne, c’est quoi cette histoire de chêne ? En tout cas, fais attention. Ici, c’est comme dans ton monde. Les papillons ont les ailes fragiles. Si tu lui touches les ailes, il est blessé pour la vie. Attends que le papillon se pose dans tes bras. Oui, comme tu as fait, avant de te rendre compte que tu étais toujours avec nous.
  •  

  • Oui, j’ai vu. En tout cas, ça me plaît bien. En plus, je l’adore ce papillon. Mais au fait, s’il est ici, c’est que vous faîtes quelque chose pour lui, sinon… il ne serait pas ici. Mais moi, puis-je faire, aussi, quelque chose pour lui, dans le monde d’où je viens ?
  • Jean-Marie, tu en as déjà discuté avec une personne qui est venue nous voir.
  •  

  • J’avais remarqué. Je l’ai reconnue. Elle m’a dit que de toute façon ce serait plus fort que moi, c’est ma nature. Je ne pourrai pas m’empêcher de faire quelque chose pour ce papillon. Par contre, en souriant, elle m’a dit que j’étais protégé !
  • Oui, parfois nous le devons. Regarde la pensée là-bas.
  •  

  • Je vois, celle qui est dans un globe ? Elle ne bouge pas comme vous autres ! ! Pourquoi ?
  • Elle ne bouge pas, car elle est très fatiguée, elle ne se rend même pas compte qu’elle est revenue parmi nous.
  •  

  • Que lui est-il arrivé ? Que faisait-elle chez nous ?
  • Elle n’a pas pu tenir sa pensée. Elle a refusé d’aller jusqu’au bout. Car elle voyait que sa réaction générerait un mal plus important que celui qui existait déjà. Elle a refusé de briller. Elle se laissait éteindre, se laissait détruire. Nous l’avons donc protégée. Le principe utilisé est comme une toile d’araignée, le réseau des pensées positives. C’est le globe dont tu viens de parler. Chez vous ce sont des personnes qui ont ce genre de pensées. Ces personnes ne se connaissent pas, mais elles se reconnaissent. Elles sont discrètes. Mais il est important de savoir qu’elles existent. Elles attendent que les gens viennent vers elles.
  •  

  • Pourquoi ne vont-elles pas au devant des gens ?
  • Elles doivent être sûres des gens qui viennent vers elles. Elles doivent savoir si ces gens sont bien décidés à connaître autre chose, à s’interroger sur le sens de la vie, et qu’elles peuvent prendre du recul par rapport à ce qu’elles voient et entendent. Qu’elles puissent faire leur propre jugement sur ce qu’elles découvriront !
  •  

  • Ok… Je vois… Vous êtes des pensées blanches, d’accord. Mais les noires, existent-elles ?
  • En effet, elles existent. Ce sont les destructrices. Les noires sont dans un monde à part.
  •  

  • Pourquoi ?
  • Nous aurions plus de risque de devenir comme elles, destructrices, plutôt qu’elles deviennent comme nous, blanches.
  •  

  • Donc une blanche est créatrice ?
  • Oui. C’est la pensée qui crée de la vie. Dans votre monde, nous pourrions dire que la plus belle pensée blanche, est celle qui créer l’enfant, la vie.
  •  

  • Wouaw… Comment peut-on reconnaître une pensée blanche ?
  • Quand tu veux l’utiliser, demande-toi toujours si elle va nuire à quelqu’un, si elle est justifiée, si tu restes honnête avec toi-même.
  •  

  • Je me sens bien ici. Je passe d’une de vous à une autre. J’ai des pensées plein la tête. C’est super. Je me sens comme chez moi.
  • Jean-Marie, nous le savons que tu es bien ici. Tu y es déjà venu.
  •  

  • Comment ça ? Je suis déjà venu ici ?
  • Oh oui. Mais tu avais tellement mal, que tu ne nous voyais pas. Ca allait tellement mal dans ton monde, que nous ne savions plus dans quelle tête aller. Les places étaient déjà prises par les pensées destructrices. Souviens-toi de cette souffrance.
  •  

  • Je ne comprends pas.
  • Essaie, essaie. Souviens-toi de ces gens assis autour de cette table avec toi. Souviens-toi de cet échange de haines, de pensées qui s’entrechoquaient, qui se déchiraient. Ca devenait insupportable, à un tel point, qu’assis à la table, tu ne pouvais plus bouger. Personne ne se rendait compte de ce qui t’arrivait. Ils continuaient à se massacrer l’esprit. Souviens-toi. Tu n’en pouvais plus. Tu avais une énorme douleur au ventre, comme si quelque chose t’arrachait les tripes (expression bien connue chez vous). Tu avais les fourmis partout. Tout ton corps te picotait. Puis tout d’un coup tu n’as plus rien senti. Tu étais libre. Tu n’avais plus mal. Tu étais avec nous. Tu ne nous voyais pas. Tu étais trop occupé par ce qui se passait autour de la table. Tu te posais des questions. Tu regardais ton corps inerte, penché sur la table. Souviens-toi. Tout le monde voyait, mais personne ne savait. Tes pensées n’étaient plus à la table. Tu les as vus secouer ton corps. Tu les as entendus crier ton prénom. Mais ton corps ne bougeait plus. Leur haine avait disparu. Ils avaient une chose plus importante à faire. Ils avaient un corps entre les mains, un corps qui ne répondait plus. Souviens-toi. De l’air, de l’air, ils disaient. Ils t’ont porté et mis dans une chaise dehors. Le médecin est venu. Il croyait que tu étais très fatigué. Que tu dormais. Qu’il fallait que tu te reposes dans un lit. Nous étions d’accord avec le médecin. L’épreuve était dure. Ton corps devait se reposer. Tu es resté dans cet état au moins pendant une heure.
  •  

  • Oui, je me souviens de ce qui s’est passé. Mais si je me souviens de ce qui se passait, c’est que je ne dormais pas. Et pourtant, je ne sentais plus mon corps. Je ne sais pas comment expliquer.
  • Nous le savons. Tu as déjà essayé de l’expliquer à une personne qui était à la table. Pour toi c’était plus qu’un frère. Et pourtant, tu ne lui trouvais pas les mots. Tu lui as dessiné un tableau, mais rassure-toi, il a fait son chemin. Mais… dis donc… tu n’en aurais pas fait un autre depuis ?
  •  

  • Si j’en ai fait un autre,  » Le passage du Porche « . Je l’ai confié dans de bonnes mains. Mais en parlant de tableau, il faut que je vous dise. Quand j’ai expliqué le passage du porche. Le papillon m’a dit qu’en le lisant, il voyait comme un dessin. Drôle de coïncidence ! ! ! non ? Mais je me pose des questions. Pourquoi j’arrive à en parler maintenant ? Pourquoi c’est au papillon que je m’explique le plus ? que je me confie ?
  • Il s’est battu pour venir vers toi. Tu as été dur avec lui. Il mérite bien que tu lui fasses confiance. Qu’est-ce que tu risques ?
  •  

  • Je risque le ridicule.
  • Tu pourras toujours dire que c’est ta vie, un rêve ou que tu racontes une histoire. He ho ! ! pourquoi ris-tu ?
  •  

  • La première fois que j’ai raconté ma pensée, ma vie, à ce papillon. Il m’a dit que j’avais pris les trois histoires dans un livre… Vous vous rendez compte ! ! ! Grrr… Je lui aurais arraché les… ha puis non… ils sont trop beaux ses yeux marrons, ils lui vont si bien. Je préfère les garder, les regarder…. Je pense souvent à la troisième histoire – quand j’explique que j’ai envie de serrer le papillon dans mes bras. Je l’aime bien ce papillon.
  • Houlala. Que nous le savons. Nous te donnons un conseil. Laisse-toi aller. Laisse-toi parler. Laisse-toi écouter. Laisse-toi regarder. Laisse-toi sentir. Laisse-toi aller. Laisse-toi écrire. Laisse-toi guider. Laisse-toi raconter. Même si tu ne comprends pas sur le moment ce que tu écris. Laisse-toi aller. Si le papillon ne comprend pas tout, il ne manquera pas de te le dire. Il a peut-être envie de savoir, lui aussi. Tu devras expliquer, corriger, réécrire pour être compris. Ecris avec ton cœur, c’est important.
  •  

  • Je sais bien, mais je sens qu’il y aura des choses que je ne pourrai pas expliquer, je ne trouverai pas les mots. Je me rends compte que des pensées ne trouvent pas de mots pour s’expliquer.
  • Si tu ne peux pas l’expliquer, fais le vivre, fais lui vivre. Tu verras. Ce seront les meilleurs moments que vous aurez ensemble.
  •  

  • D’accord… Mais si, rien que pour vous embêter, je décidais de rester, ici, avec vous.
  • Ho. Non, Jean-Marie. Ce n’est pas toi qui décide de rester ici. Tu pourrais le faire, mais ne prends pas ce risque. Ce serait la plus grosse bêtise de ta vie. Tu vois ce que nous voulons dire ?
  •  

  • Oui, je comprends. C’est vrai que… le… la…
  • Stop. Nous refusons que tu continues ta phrase.
  •  

  • Vous venez pourtant de me dire, que je devais me laisser aller, me laisser écrire, me laisser raconter !
  • Oui, mais là, nous ne pouvons pas, pour l’instant… Par contre, ne refuses pas de donner la suite à qui la demanderait.
  •  

  • D’accord, mais ça ne va pas être de la tarte.
  • C’est quoi une tarte ? Enfin, bon… Jean-Marie, nous insistons, il faut partir maintenant. Nous te souhaitons bonne chance. Dis bonjour au papillon. Dis-lui que nous aussi nous l’aimons beaucoup.
  •  

  • Vous me faîtes rire… Pourquoi lui dirais-je ?… puisqu’il doit être en train de nous lire ! !
  • Souviens-toi, grâce à lui, tu as découvert un monde où il y a des gens que tu ne connais pas, que tu n’as jamais vus, mais que tu ne peux pas t’empêcher d’aimer.
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  • Il le sait, je lui en ai déjà parlé. Je le remercie beaucoup. Il m’a permis d’avancer, de comprendre un peu plus la vie. Sans lui, je ne me serais peut-être jamais laissé aller, laissé écrire.
  • Nous pourrions même dire que sans lui, il n’aurait pas pu te lire, car tu n’aurais pas écrit.
  •  

  • C’est tordu, là… C’est d’un goût… Puisque c’est comme cela, je pars…
  • He ho, reviens. Nous blaguons.
  •  

  • Super… je reste alors ? C’est vrai ?
  • Mince, il nous a eues. Non… Jean-Marie. Tu dois partir. Tu pourras revenir…
  •  

  • Quand je voudrai. He toc !
  • Non… Non… Non… Quand nous l’aurons décidé. He toc ! Va, retourne d’où tu viens. Continue ton chemin.
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  • Grrr… Mais où sont-elles toutes les pensées… Tiens… tiens… bonjour toi… qu’est-ce que tu fais là ? comment va la souris ? Moi, chat va. J’ai un message pour toi. Enfin, tu viens déjà de le lire. Psssttt. Si tu ne comprends pas tout, tu me demandes. Dac ? Tu as vu, hein ! Ils ne savent même pas ce qu’est un chêne. Tu peux leur expliquer ? Allez, essaie. Sinon, ça te dirait, de raconter la suite de cette histoire ? Tu sais écrire avec ton cœur. Je pense que ça pourrait être amusant…
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