Le monde des pensées : visite 2

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  • Bienvenue au monde des pensées. Finies les vacances. Faut refaire le plein. Mais nous voyons que tu es à cours de pensées. Ca va pas… qu’est-ce qui se passe ?
  •  

  • Je sais… mais… pas taper… pas taper…
  •  

  • Hein ! quoi ?
  •  

     

  • Non. Rien. Je pensais à autre chose.
  •  

  • Ha bais voilà. Mais c’est qu’il vient de nous en faire une pensée. Et à part ça ?
  •  

     

  • Je suis en panne d’inspiration. J’ai beaucoup de mal à voir les yeux du papillon.
  •  

  • C’est quoi ta pensée du moment alors ?
  •  

  • Le papillon a changé, enfin c’est ce que je ressens. Pourtant il dit qu’il n’a pas changé.
  •  

  • Tiens.. tiens… il doute, le Jean-Marie ! ! Il y a pourtant du bon dans tout ça.
  •  

  • Ha oui ? vous vous moquez de moi ! ! là, les pensées. Vous ne seriez pas un peu noires ? ?
  •  

  • Mais non… Dis, s’il tient vraiment à toi, le papillon fera tout pour te retrouver.
  •  

  • Et ce sera comme avant ?
  •  

  • Ecoute le bien le papillon. Il t’a dit que vous vous verriez comme avant les vacances. Même qu’il a envie que ce soit comme la première fois. Tu sais à la table avec les deux verres.
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  • Oui. C’est vrai qu’il l’a dit et moi qui n’ai même pas réagi. Houlala je vais me faire taper… pas taper…
  •  

  • Hein ! quoi ?
  •  

     

  • Non. Rien. Je pensais à autre chose.
  •  

  • Ha non. Tu triches. Nous l’avons déjà cette pensée.
  •  

  • Qui risque rien n’a rien ?
  •  

  • Tu l’a dis… , …Pourquoi ris-tu ?
  •  

     

  • Bouffi. Le papillon aurait répondu : tu l’as dit bouffi.
  •  

  • Tu nous caches quand même quelque chose ! Tu n’as rien offert au papillon ? La dernière fois que tu étais avec nous. Tu trouvais ton rêve tellement clair que tu en as fait un tableau. Tu te rends compte… tu es rendu au quatrième.
  •  

  • C’est vrai je lui ai offert ce tableau. Il porte le n°3. Mais le papillon n’aime pas trop recevoir de cadeaux de ma part. J’ai juste un petit regret, j’aurais bien voulu l’encadrer, comme les autres, pour le protéger.
  •  

  • Lui as-tu expliqué ce qui se passait dans le rêve ?
  •  

  • Bien sûr. Mais j’étais très ému. Je ne pouvais pas voir son regard. Je ne pouvais pas voir ses pensées. Ca me manque.
  •  

  • He oui… mais tu savais le risque que tu prenais à vouloir faire voler le papillon.
  •  

  • Oui… je l’assume.
  •  

  • Alors, raconte-nous ce rêve, explique-nous ce que tu as fait de nos pensées.
  •  

     

  • Je ne vous comprenais pas toutes sur le moment, il reste encore des blancs. Mais je me suis laissé aller, laissé dessiner, dessiner vos pensées. Pas facile d’expliquer un monde où il n’y a pas de mot, où il n’y a rien sauf la pensée, mais ça vient. En plus, vous avez des pensées tellement tordues que…
  •  

  • Oh bais dis donc… l’autre… Si tu continues nous appelons toutes les autres pensées et nous te…
  •  

     

  • Tsstt Stop ! ! Là vous devenez noires.
  •  

  • Bais v’l’a t’y pas qu’il va nous faire la leçon. Allez, parle donc du tableau.
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  • La première chose que j’ai vu c’est un arbre. Il était triste. J’avais qu’une pensée en tête, c’était de le fleurir. Qu’il ait envie de vivre, de respirer la vie. Comme pour le remercier d’exister. Donc je tendais mes bras vers lui en l’implorant de fleurir. A chaque fois que je déplaçais mes bras, une fleur naissait dans un sifflement très aigu mais sans être agressif. A un moment donné, j’ai entendu une voix, qui m’a demandé d’arrêter.
  •  

  • Il le fallait bien. Tu ne devais pas faire un bouquet, mais tout simplement fleurir un arbre. Qu’est-ce que tu ressentais d’autre ?
  •  

  • J’ai remarqué une personne, mais je ne la connais pas, je ne pouvais pas voir son visage, elle avait un capuchon. Par contre, je sentais qu’elle m’observait, elle m’observait mais comme quelqu’un qui surveille un enfant pour voir où il en est sur le chemin de la vie.
  •  

  • Ca t’a gêné ?
  •  

  • Non. Pas du tout. Je ne savais pas qui elle était. Mais je sentais qu’il fallait que je montre ce que je pouvais faire, montrer où j’en étais. Je me suis approché du bassin, en forme de cœur, près de l’arbre. J’ai tendu mes mains vers le bassin. J’avais comme des paillettes qui partaient de mes mains vers le tour du bassin. J’ai vérifié si la personne au capuchon était toujours là. Je l’ai vue balancer un bras comme le fait un chef d’orchestre à ses musiciens. J’ai compris qu’elle était ravie. Encouragé, je me suis mis à voler au-dessus du cœur du bassin. J’ai continué à étaler les paillettes autour.
  •  

  • La personne avec le capuchon était toujours là ?
  •  

     

  • Oui. Mais elle avait repris sa marche sur le chemin.
  •  

  • Raconte la suite. Nous pouvons te dire que nous nous sommes demandées s’il ne fallait pas te mettre dans un globe. Tu sais à quoi il sert… Alors qu’as-tu fait ?
  •  

  • Je me suis approché de la maison qui a une rose sur le côté de l’entrée.
  •  

  • Tu connais le symbole de la rose ?
  •  

     

  • Quelques-uns oui… il y a celui de la pensée du papillon.
  •  

  • Ah bon ! ! !
  •  

     

  • La rose rouge est le symbole de l’amour.
  •  

  • Wouaww… vite… allons chercher une rose rouge pour le papillon, bais oui…
  •  

     

  • He ho du calme… Il y a aussi Rose qui m’a conseillé d’écrire vos pensées… Il y a aussi la rose qui servait à reconnaître le lieu où se réunissaient les templiers. Cette maison regroupe en fait, les trois symboles.
  •  

  • Prends… en voilà… une… rose rouge.
  •  

  • Je veux bien… mais pour quoi faire ?
  •  

  • Mais il est bête… mais il est bête… He, le papillon, si tu nous lis… tu ne trouves pas qu’il est bête…
  •  

     

  • Non mais ça va pas… de quoi j’me mêle ! !
  •  

  • Allez… la suite… la suite…
  •  

     

  • Je me suis approché de la femme qui était à l’entrée de la maison. Elle m’a remercié de ce que j’avais fait et qu’elle veillerait à ce que, surtout, rien ne soit défait. J’étais très content… mais je me suis effondré en larmes à ses pieds. Elle me demandait ce que j’avais… elle ne comprenait pas… mais je ne pouvais pas répondre. Quand j’y pense, ça me fait encore mal.
  •  

  • Allez… raconte pourquoi… sinon tu vas finir sous le globe.
  •  

  • Je me demande si j’ai eu raison de parler de vous… je me demande si j’ai eu raison de faire fleurir cet arbre… je me demande si j’ai eu raison de m’occuper de ce cœur… j’ai peur de me tromper… c’est pour cela que j’étais en larmes…
  •  

  • Hou hou Jean-Marie… Tu en as déjà parlé de la peur… tu n’y réagissais pas ainsi…
  •  

     

  • Oui… mais je ne parle pas de la peur de l’inconnu… je parle de la peur de se tromper, se tromper de pensées…
  •  

  • Pstt… La dame t’a remercié. Tu peux la croire, ici, nos pensées sont sincères. Veux-tu bien que nous expliquions ce que tu n’as pas compris ?
  •  

  • Pourquoi… qu’est-ce que je n’ai pas compris ?
  •  

  • Il y a toujours des personnes que tu dis  » avec un capuchon  » pour veiller à ce que tout se passe au mieux. Ce sont ces personnes que tu ne peux pas t’empêcher d’aimer… souviens-toi… Pour les paillettes, c’est ce que tu appelles de la poussière d’ange… n’oublie pas que l’arbre y puise la vie… Sinon pour la personne assise… il y en a toujours une pour attendre la personne qui est prête pour franchir le seuil d’une porte. Pour le reste, le papillon en connaît le sens… ce sont les symboles qui ne demandent qu’à vivre.
  •  

     

  • Alors là … vous expliquerez au papillon.
  •  

  • Tu ne suis pas… nous venons justement de le faire…
  •  

     

  • Il faut que je vous dise, j’ai demandé si le papillon était comme avant les vacances. Il est très gentil avec moi, mais je ne le vois pas comme avant les vacances.
  •  

  • Pourquoi dis-tu cela ?
  •  

     

  • Il n’y a plus cette complicité qui donnait beaucoup de chaleur. Il n’y a plus l’échange des mots qui venaient du cœur. Il est très gentil avec moi, mais ce n’est plus comme avant. Dommage, j’aurais aimé qu’il réponde aux derniers mots que je lui donnais.
  •  

  • Jean-Marie, le papillon te l’a expliqué, il n’a pas le temps…
  •  

     

  • Oui, je le comprends. Je ne lui en veux pas, surtout pas, mais il aime que je lui écrive, et j’ai vu qu’il en avait besoin… mais à quoi bon, si je ne sais pas ce qu’il en pense ! ! !
  •  

  • Dans ce cas, c’est à son tour de comprendre qu’il ne pourra pas te lire aussi souvent. Mais n’oublie jamais ta promesse, lui écrire en fait partie. Mais nous pensons qu’il n’arrivait plus à te suivre, tu allais trop vite.
  •  

  • J’en suis conscient, mais je vais vite car je ne sais pas de quoi est fait demain.
  •  

  • En tout cas ne t’inquiète pas, continue ton chemin. Laisse le papillon respirer… Puis, il reviendra… qui sait ! comme il dit.
  •  

     

  • Enfin, je lui souhaite sincèrement bonne chance. J’espère que c’est seulement un passage à vide et qu’il ne coupera pas les ponts… Dac ?
  •  

  • Et toi, Jean-Marie tu dois continuer à écrire, n’oublie pas qu’il y a vingt ans environ…
    •  

  • Oui, je me souviens… autour de cette table. Mais nous en avons déjà parlé.
    •  

  • Comment veux-tu que nous l’appelions dans la suite de ton histoire ?
    •  

  • Pour moi c’est beaucoup plus qu’un frère, mais ici nous l’appellerons simplement frère.
    •  

  • Pourquoi veux-tu parler de lui ici ?
    •  

  • Au début, c’est quelqu’un qui m’a soutenu dans ce que je faisais, sans chercher à comprendre sur le moment ce que je ne pouvais expliquer. C’est quelqu’un d’hypersensible. Je savais qu’il arriverait à saisir le sens de vos pensées. Je savais qu’il arriverait à vous connaître. Il savait ce qu’il cherchait, il savait ce qu’il trouverait.
    •  

  • Nous voyons nous aussi ce qui se passe dans votre monde. Alors tu pourrais nous le dire, nous savons que tu l’as vu dernièrement.
    •  

  • Il y a environ un an que je ne l’avais pas vu. J’ai été très touché par ses premières paroles.
    •  

  • C’était quoi ?
    •  

  • Ca me manque de ne pas te voir plus souvent. J’aimerais te parler de ce que je fais… J’aimerais que tu me parles de toi… Je pense souvent aux discussions que nous avions et que je n’arrivais pas à imaginer où tu voulais en venir… Il m’a remercié des lectures que je lui ai offertes…
    •  

  • Pourquoi ne dis-tu plus rien ? ! !
    •  

  • L’émotion, sans doute… il s’est mis à me parler du tableau, que je lui ai offert, il y a une vingtaine d’années, pour ses 30 ans. Nous en avons très peu discuté depuis 20 ans, sauf comme un simple dessin. Mais là, il m’a dit qu’il était génial… qu’il l’avait mis de façon à le voir tous les jours… je ne lui ai jamais expliqué les symboles… mais il m’a dit qu’il avait compris les discussions, de jadis. J’ai bien vu que c’était vrai, qu’aujourd’hui, il LE vivait.
    •  

  • Tu ne trouves pas bizarre, cette discussion ? alors que tu venais juste d’en offrir un au papillon ! !
    •  

  • Oui, c’est pour cela que j’étais ému. Mais c’est à vous, les pensées, de m’expliquer pourquoi ! !
    •  

  • Nous allons dire que c’est simplement une transmission de pensées… et toc.
    •  

  • Ha les rigolos… je me marre… ha ha ha …
    •  

  • Mais dis donc, tu lui as parlé du papillon, alors.
    •  

  • J’en ai profité pour lui expliqué comment j’ai connu le papillon. Que plus je le repoussais, plus il venait vers moi, au point que je m’étais lié d’amitié pour lui et que je venais de lui offrir un dessin. Les yeux de frère brillaient, il a vu que je n’avais pas changé de chemin… Je lui ai aussi dit qu’avec le papillon j’avais appris à décrire vos pensées à enfin pouvoir expliquer ce monde intérieur, ce monde qui m’est si cher. Ce monde que tout le monde a en soi, mais peu en sont conscients, peu en parlent ou savent en parler.
    •  

  • Pendant la discussion, tu as tourné la tête et tu t’es tût, pourquoi ?
    •  

  • J’avais la larme à l’œil. Je ne voulais pas qu’il le voit… Mais il s’est rendu compte que ce que je vivais en ce moment était important…
    •  

  • Mais il t’a parlé aussi de lui !
    •  

  • Oui, il m’a confirmé que certaines personnes ne pouvaient pas s’empêcher d’aller vers d’autres…
    •  

  • A un moment donné tu l’as surpris ! !
    •  

  • Il me demandait de ne pas ce fier au visage des gens, mais je le savais déjà, en me soulignant qu’un visage porte malheureusement souvent un masque. Il a voulu que je parle d’une personne qu’il avait prise au hasard dans la salle, pour voir ce que j’en ressentais.
    •  

  • Nous savons que tu as pu le faire, tu t’es laissé aller, tu as capté nos pensées.
    •  

  • Je lui ai expliqué que cette personne n’avait pas de problème de santé. Elle ne souffrait pas mais était tourmentée. C’est la vie d’une autre personne, en fait, qui la tracassait.
    •  

  • Tu as vu que le frère a été surpris par ta réponse.
    •  

  • Moi aussi. Surtout quand il m’a dit que c’était vrai et que la personne en question se trouvait juste derrière moi. Mais après il m’a demandé de changer de sujet, il ne se sentait pas prêt à continuer et que l’endroit n’était pas idéal. Nous avons donc convenu d’en parler un autre jour et nous sommes mis à parler musique.
    •  

  • Tu sais qu’il tient beaucoup à toi. Tu as vu qu’il voulait parler du tableau. Maintenant tu peux le faire, tu sais ce que signifie ce chemin caillouteux qui se transforme en tapis de velours et tant d’autres choses… Mais as-tu un dernier message pour les lecteurs avant de nous quitter.
    •  

  • A force de parler avec son cœur on découvre son âme…
    •  

  • Houla… nous aussi nous avons du mal à suivre… Mais si… Nous comprenons… A bientôt, Jean-Marie… et surtout, reviens nous voir. Tu dois continuer à parler de nous, tu dois continuer à écrire. Fais-le d’abord par respect pour le papillon, qui t’a déclencher ce besoin d’écrire. Fais le par respect pour ceux que tu as connus et ceux que tu vas connaître.
    •  

  • A bientôt. Promis.

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